PUBLICITÉ
ENVIRONNEMENTNOUVELLES GÉNÉRALESPORT DE MONTRÉAL À CONTRECOEUR

Terminal de Contrecœur : Ottawa s’en mêle, Vigie questionne, le Port de Montréal se défend

PUBLICITÉ

Contrecœur, le 16 mars 2026 — Le projet d’expansion du Port de Montréal à Contrecœur continue de susciter un vif débat. Alors que le groupe citoyen Vigie Contrecœur affirme que plusieurs enjeux environnementaux et réglementaires demeurent sans réponse, l’Administration portuaire de Montréal soutient pour sa part que le projet respecte toutes les autorisations fédérales et qu’il est soumis à un encadrement parmi les plus stricts au pays.

Intervention de Vigie au Comité permanent des Transports — visionnez l’allocution complète ci-dessus.

Une motion adoptée à Ottawa

Selon Vigie Contrecœur, le Comité permanent des transports, de l’infrastructure et des collectivités de la Chambre des communes a récemment adopté à l’unanimité une motion demandant au Port de Montréal de rendre public son plan d’assainissement des terrains contaminés du futur terminal portuaire.

La motion prévoit que l’Administration portuaire de Montréal (APM) devra transmettre ce plan dans un délai de 30 jours et invite également le Port à se conformer aux règlements municipaux et aux lois environnementales du Québec.

PUBLICITÉ

Pour les représentants du groupe citoyen, cette décision démontre que plusieurs questions demeurent concernant la gestion environnementale du projet.


Les préoccupations soulevées par Vigie Contrecœur

Vigie Contrecœur soutient notamment que l’APM n’aurait pas encore déposé de plan de réhabilitation conforme à la Loi sur la qualité de l’environnement (LQE).

Le groupe affirme également que des travaux auraient été amorcés sur des terrains identifiés comme contaminés sans permis de construction délivré par la Ville de Contrecœur.

Par ailleurs, l’organisation indique qu’aucun capteur de surveillance n’aurait encore été installé dans le fleuve Saint-Laurent afin de suivre les impacts environnementaux du projet. Selon les informations reçues par le groupe, ces capteurs ne seraient installés qu’avant les travaux de dragage prévus l’été prochain.

Vigie Contrecœur affirme aussi que l’APM aurait demandé à la Ville de Contrecœur d’envisager une compensation financière plutôt que l’application des règlements municipaux, une information évoquée lors d’une séance du conseil municipal.

Le groupe souligne enfin que les travaux du futur terminal devraient être réalisés par DP World Canada, filiale d’un groupe international basé aux Émirats arabes unis.


La réponse et les précisions du Port de Montréal

De son côté, l’Administration portuaire de Montréal affirme que plusieurs de ces affirmations ne reflètent pas la réalité du projet.

Le Port rappelle que le projet du terminal de Contrecœur a été autorisé par le gouvernement du Canada en 2021, dans le cadre d’une décision assortie de 387 conditions de réalisation.

Ces conditions portent notamment sur :

  • la protection de la faune et des milieux naturels

  • le suivi environnemental

  • les consultations avec les Premières Nations

  • les communications avec le public et les communautés locales.

L’APM indique également avoir obtenu plusieurs permis fédéraux, notamment du ministère des Pêches et des Océans, dont une autorisation délivrée en janvier 2026 pour les travaux en milieu aquatique.


Des travaux préparatoires sur terre

L’Administration portuaire précise que les interventions amorcées à l’automne dernier concernaient uniquement des travaux préparatoires terrestres, comme l’installation de clôtures et d’infrastructures de chantier.

Selon le Port, ces travaux ne nécessitaient pas encore les autorisations liées aux travaux en milieu aquatique, puisque les interventions dans le fleuve et les opérations de dragage ne sont prévues qu’à partir de l’été 2026.

Le Port affirme que toutes les étapes du projet sont réalisées dans le respect des processus réglementaires applicables.


Un projet parmi les plus encadrés au pays

L’Administration portuaire de Montréal soutient également que le projet du terminal de Contrecœur est actuellement l’un des projets d’infrastructure les plus encadrés au Canada sur le plan environnemental.

Selon l’organisation, les conditions imposées incluent des mesures de protection de la faune, des programmes de suivi environnemental, des consultations continues avec les communautés et les Premières Nations ainsi que plusieurs mécanismes d’information du public.

Le Port affirme aussi maintenir un dialogue constant avec la Ville de Contrecœur et les acteurs locaux, notamment par l’entremise de comités de liaison et d’activités d’information.

Ce qu’il faut retenir du dossier

  • Le Comité permanent des transports à Ottawa demande au Port de Montréal de rendre public son plan d’assainissement des terrains contaminés à Contrecœur dans un délai de 30 jours.

  • Le groupe citoyen Vigie Contrecœur affirme que des questions demeurent concernant la gestion des sols contaminés et le respect de certains règlements municipaux.

  • L’Administration portuaire de Montréal affirme de son côté que le projet a été autorisé par le gouvernement fédéral en 2021 et qu’il est soumis à 387 conditions environnementales et réglementaires.

  • Les travaux réalisés jusqu’ici seraient des travaux préparatoires sur terre, tandis que les travaux dans le fleuve sont prévus à partir de l’été 2026.

Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Un bloqueur de publicité a été détecté

Merci d'encourager nos supporteurs en les encourageant.