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ACTUALITÉSÉLECTION RICHELIEU - 2026Entrevues

Julien Bergeron veut rapprocher la politique du quotidien des gens de Richelieu

À l’approche du scrutin du 5 octobre, Julien Bergeron, candidat de Québec solidaire dans Richelieu, mise sur les services de proximité, le logement et les initiatives locales. En entrevue avec Sorel-Tracy Info, il expose une vision où les solutions collectives doivent donner aux citoyens davantage de moyens d’agir sur leur milieu.

Julien Bergeron. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning
Julien Bergeron. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning

Sorel-Tracy, le 25 septembre 2026 — Julien Bergeron passe volontiers d’un enjeu régional à une idée concrète, parfois toute simple, parfois plus ambitieuse. Au fil de l’entretien, le candidat solidaire revient à une conviction : les communautés possèdent des connaissances et une capacité d’invention auxquelles il faut faire davantage de place.

Qu’il parle de santé, d’économie ou de transport, il souhaite rapprocher les décisions des personnes qui en vivent les conséquences. Sa réflexion rejoint plusieurs orientations de Québec solidaire, auxquelles il ajoute ses propres pistes pour Richelieu.

Le logement au cœur de la qualité de vie
Pour Julien Bergeron, les difficultés à se loger ont des répercussions sur l’ensemble du quotidien. Un loyer trop élevé réduit les moyens disponibles pour l’alimentation, les déplacements et les activités culturelles.

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« L’itinérance, c’est le symptôme d’un mal plus profond », affirme-t-il.

Il rappelle la proposition de Québec solidaire d’instaurer un registre obligatoire des loyers pour rendre le marché plus transparent. À cette mesure, il ajoute une idée personnelle : inviter les locataires qui le souhaitent à afficher dans leur fenêtre le montant payé et la taille de leur logement. Une façon, selon lui, de rendre l’information accessible à l’échelle d’un quartier.

Le candidat accorde surtout une place importante au logement social, communautaire et coopératif. Il y voit un outil pour stabiliser les dépenses des ménages et préserver leur capacité à répondre à leurs autres besoins.

Des soins plus proches et des décisions mieux partagées
En santé, Julien Bergeron défend le retour des CLSC à l’avant-plan, une orientation qu’il rattache au projet solidaire. Il souhaite renforcer les services de proximité et donner aux équipes locales davantage de latitude pour répondre aux besoins de leur population.

Cette décentralisation doit, à ses yeux, aller de pair avec une véritable transparence et des mécanismes de reddition de comptes. Il insiste également sur l’importance de conserver la maîtrise des outils développés grâce aux ressources publiques.

Cette volonté d’autonomie traverse son discours : permettre aux institutions et aux communautés de disposer durablement des moyens nécessaires pour accomplir leur mission.

Une économie qui s’appuie sur le savoir-faire local
Dans Richelieu, les questions économiques touchent directement les activités industrielles, l’acier, le secteur maritime et le développement de Contrecœur. Face aux incertitudes commerciales, Julien Bergeron privilégie notamment l’achat local dans les contrats publics.

« C’est certain qu’on veut prioriser d’utiliser nos produits qu’on fait localement, d’abord et avant tout. Pis notre savoir-faire qu’on a sur place. »

Il souhaite aussi élargir la réflexion sur la sécurité économique des personnes. Il évoque le revenu minimum garanti comme un moyen de donner une marge de manœuvre à ceux qui veulent se former, créer ou entreprendre, particulièrement lorsque l’activité industrielle ralentit.

Le candidat cite également la diversification économique de Val-des-Sources pour illustrer ce que peut permettre un soutien aux entreprises ancrées dans leur milieu. Pour lui, le développement ne repose pas uniquement sur de grands projets : il doit aussi favoriser les idées et les compétences déjà présentes dans la communauté.

Sur l’immigration, il souligne à la fois les besoins liés au vieillissement de la population et l’apport humain, culturel et professionnel des nouveaux arrivants. Il invite à aller à leur rencontre et à reconnaître ce que ces échanges peuvent apporter à la région.

Entretenir les transports et relier les communautés
Julien Bergeron donne priorité à l’entretien des infrastructures existantes et au transport collectif. Il estime que l’élargissement des autoroutes ne constitue pas, à lui seul, une réponse durable à la congestion.

Le transport ferroviaire occupe une place importante dans sa réflexion. Il souhaite une plus grande maîtrise québécoise du réseau, pour les passagers comme pour les marchandises, et évoque l’intérêt d’une liaison entre Sorel-Tracy et Montréal.

Pour la traverse Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola, il propose de comparer sérieusement les possibilités avant de choisir une infrastructure coûteuse. Un bateau supplémentaire, notamment électrique et construit au Québec, fait partie des avenues qu’il souhaite examiner.

Il reconnaît que cette solution nécessiterait elle aussi des travaux et une planification, notamment pour les quais. Son approche consiste à mettre en relation les coûts, la capacité de transport et la continuité du service.

La culture et la maîtrise du numérique
L’intelligence artificielle suscite chez le candidat autant d’intérêt que de préoccupations. Il reconnaît son potentiel, mais s’inquiète de la concentration des données et du pouvoir entre les mains de grandes entreprises étrangères.

Il plaide pour une réflexion collective sur son encadrement et pour une plus grande souveraineté numérique, notamment par l’utilisation d’outils fonctionnant localement.

Dans ce contexte, les bibliothèques, les livres et les rencontres culturelles conservent pour lui une importance fondamentale. Il insiste sur la lecture et sur les occasions de se retrouver, d’échanger et d’apprendre ensemble.

Au terme de l’entrevue, Julien Bergeron invite les citoyens à participer au scrutin du 5 octobre et présente Québec solidaire comme une formation capable d’ouvrir de nouvelles perspectives.

« On est vraiment le parti qui peut arriver à inventer le monde de demain. »

Dans Richelieu, c’est cette capacité d’imaginer et de construire avec les gens qu’il souhaite porter : des services plus proches, une économie davantage ancrée dans son milieu et des choix collectifs qui améliorent la vie quotidienne.

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