Rencontré à l’occasion d’un point de bilan, Claude Maheux-Picard, du Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI), se montre optimiste quant aux retombées de la démarche amorcée dans la région.
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« Ce matin, on a présenté le bilan de trois années de travail en symbiose industrielle avec nos partenaires, dont la Ville de Sorel-Tracy, la MRC de Pierre-De Saurel, Développement économique Pierre-De Saurel et la SADC », explique-t-elle.
Concrètement, l’équipe a rencontré 82 entreprises du territoire afin de mieux comprendre leurs réalités et leurs besoins. L’objectif : identifier les ressources sous-utilisées — qu’il s’agisse de résidus de production, d’espaces ou d’équipements — et favoriser leur réutilisation par d’autres entreprises locales.
« On a cartographié ce que les entreprises avaient à partager. Et à l’inverse, ça nous permet aussi de voir ce qui manque sur le territoire », souligne Mme Maheux-Picard.
Cette lecture du milieu ouvre la porte à un développement économique plus stratégique, basé sur la complémentarité entre les entreprises. Par exemple, certains besoins identifiés — comme la réparation de palettes ou certains services spécialisés — pourraient devenir des opportunités d’affaires locales.
Au-delà des chiffres, c’est surtout la mobilisation du milieu qui retient l’attention.
« Ce que j’aime, c’est que tout le monde travaille dans la même direction. On est en marche vers un territoire plus circulaire, plus cohérent, plus dynamique », résume-t-elle.
Cette approche s’inscrit également dans une réflexion plus large sur la résilience des territoires, notamment dans un contexte de changements climatiques.
« La santé environnementale, économique et humaine, c’est lié. Les citoyens sont aussi au cœur de cette transition »
Après trois ans, le constat est clair : les bases sont en place. Reste maintenant à transformer cette dynamique en actions concrètes pour faire de la MRC de Pierre-De Saurel un modèle en matière d’économie circulaire.