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ÉLECTION RICHELIEU - 2026CÉRYCE COUTUChronique

Sondage maison du débat dans Richelieu : Quand la joute fait bouger l’aiguille

Sorel-Tracy, le 25 septembre 2026 – On entend souvent dire que les débats politiques ne servent plus qu’à répéter des lignes de parti et que les jeux sont faits bien avant que les candidats n’emboîtent le pas sur scène. Les résultats de notre sondage maison Sorel-Tracy Info, réalisé au lendemain du débat électoral du 22 septembre au Cégep, viennent toutefois prouver le contraire: dans Richelieu, la confrontation directe des idées compte encore. Et elle fait bouger l’aiguille.

DÉBAT RICHELIEU 2026. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning
DÉBAT RICHELIEU 2026. Crédit photo : Sorel-Tracy Info (STI) / Philippe Manning

Deux grands enseignements ressortent des 231 réponses compilées auprès de nos lecteurs et auditeurs: d’une part, la course locale s’est transformée en un face-à-face d’une polarisation extrême entre le Parti Québécois et la Coalition Avenir Québec; d’autre part, la démocratie régionale se porte à merveille.

Un duel au sommet qui occulte le reste
À la question « Selon vous, qui a remporté le débat ? », nos répondants ont tranché de manière sans équivoque. Jocelyn Desjardins (PQ) coiffe Jean-Bernard Émond (CAQ) au fil d’arrivée avec 51 % des voix (118 votes) contre 46 % (107 votes). À eux deux, le péquiste et le caquiste monopolisent 97 % des suffrages.

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Ce résultat reflète l’atmosphère électrique qui régnait dans l’auditorium du Cégep. Pendant deux heures, l’affrontement s’est rapidement résumé à un match de boxe rhétorique entre le désir de changement incarné par Desjardins et la défense du bilan des réalisations du député sortant Émond. Les piques sur ces 50 réalisations, le contrôle des dossiers industriels et la gestion de la santé ont marqué les esprits.

Dans ce combat des chefs régionaux, Julien Bergeron (Québec solidaire, 2 %) et Gilles Delorme (Parti libéral, un seul vote) se sont retrouvés relégués aux sous-cartes. Malgré des interventions articulées sur le milieu communautaire, l’environnement et la fiscalité, la dynamique de polarisation PQ-CAQ semble avoir aspiré l’attention de l’électorat. 

L’effet « déclic » de la politique de proximité
Mais la donnée la plus révélatrice de ce sondage réside dans la deuxième question. Alors que 52 % des répondants indiquent que le débat n’a pas changé leur décision — confirmant des convictions déjà bien ancrées —, un impressionnant 46 % affirme que l’événement a influencé son choix en vue du 5 octobre.

À une époque où l’on déplore le désintérêt politique, voir près d’un électeur sur deux admettre que sa réflexion a évolué après avoir écouté les candidats débattre des enjeux de chez nous est une excellente nouvelle. La traverse de Sorel-Tracy–Saint-Ignace, le développement du chantier naval, l’accès à l’Hôtel-Dieu et l’avenir des écoles de Contrecœur ne sont pas des concepts abstraits: ce sont des réalités du quotidien.

Le fait que 85 % des répondants aient suivi l’événement en direct (56 % à la radio sur CJSO et 29 % en salle au Cégep) témoigne que la population de Richelieu réclamait ce moment de clarté.

À quelques jours de l’ouverture des bureaux de vote par anticipation, une chose est certaine: la lutte pour Richelieu ne sera pas une promenade de santé. Le débat a servi de bougie d’allumage, la polarisation est installée, et le mot de la fin appartiendra aux citoyens dans l’isoloir.

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