Dépendances, différences et indifférence : Sylvain Guimond et Johanne Lévesque livrent un message profondément humain à Sorel-Tracy
Sorel-Tracy, le 4 octobre 2026 — Près de 180 personnes ont répondu à l’invitation de la Fondation des amis de la bonne entente (FABE), dimanche matin à l’Hôtel de la Rive, pour assister au déjeuner-conférence de Sylvain Guimond et Johanne Lévesque. Un rendez-vous où la science, l’humour et l’expérience humaine se sont entremêlés autour d’un thème particulièrement actuel : « Nos dépendances, nos différences, nos indifférences sont souvent à la source de nos souffrances! »
Docteur en psychologie du sport, ostéopathe, éducateur physique et fondateur de Biotonix, Sylvain Guimond était accompagné de sa conjointe, Johanne Lévesque, neuropsychologue spécialisée notamment dans la régulation des émotions. Celle-ci a d’ailleurs rappelé avoir consacré une partie de ses travaux à l’optimisation des capacités cognitives et attentionnelles. Texte collé
D’entrée de jeu, les deux conférenciers ont voulu montrer que la dépendance ne se limite pas à l’alcool ou aux drogues. Elle peut prendre de nombreuses formes et ses mécanismes varient d’une personne à l’autre. « Notre cerveau est vraiment différent », a résumé Johanne Lévesque en expliquant qu’il est impossible de savoir à l’avance comment une personne réagira à une substance ou à un comportement susceptible de créer une dépendance.
Quand le plaisir devient un besoin
Johanne Lévesque a consacré une bonne partie de son intervention au rôle joué par la dopamine et le circuit de la récompense. Le cerveau peut progressivement s’habituer à une stimulation et réclamer une intensité toujours plus grande pour obtenir la même sensation de plaisir.
Une conclusion qui prenait tout son sens dans le cadre du brunch de la Fondation des amis de la bonne entente. Pour clore la rencontre sur une note concrète de solidarité, deux organismes ont reçu chacun une contribution de 1 000 $ de la Fondation.
Devant près de 180 personnes, Sylvain Guimond et Johanne Lévesque auront ainsi parlé de dépendances, mais surtout de ce qui peut permettre de les prévenir ou de les surmonter : mieux comprendre notre cerveau, apprendre à réguler nos émotions, retrouver nos priorités et, surtout, ne pas devenir indifférents les uns aux autres.










