Une économie qui doit générer davantage de revenus
Sorel-Tracy, le 19 octobre 2026 — Réduire les dépenses de l’État ne suffira pas à assurer la santé financière du Québec à long terme. C’est le principal constat d’une nouvelle étude de l’Institut du Québec (IDQ), qui identifie trois leviers essentiels à la croissance économique : l’emploi, l’immigration et la productivité.
L’organisme a analysé 27 scénarios économiques jusqu’en 2045. Selon ses projections, même si le gouvernement parvient à éliminer son déficit d’ici 2030, celui-ci pourrait réapparaître au cours des années suivantes si les revenus de l’État ne progressent pas suffisamment.
Miser sur les travailleurs expérimentés
Parmi les solutions étudiées, l’augmentation du taux d’emploi apparaît comme particulièrement prometteuse.
Au Québec, 41 % des personnes âgées de 60 à 69 ans occupent un emploi, comparativement à 44 % en Ontario et à 47 % en Allemagne.
L’IDQ estime qu’une meilleure participation au marché du travail, notamment chez les travailleurs expérimentés, pourrait faire passer le déficit projeté en 2045 de 2,1 % à 0,6 % du produit intérieur brut (PIB).
Il ne s’agit toutefois pas de repousser systématiquement l’âge de la retraite, mais plutôt de favoriser des conditions permettant à ceux qui le souhaitent de prolonger leur carrière.
Immigration et productivité : deux autres leviers
L’étude souligne également l’apport potentiel de l’immigration économique. Selon les scénarios analysés, un niveau plus élevé d’immigration contribuerait à réduire les déficits futurs, malgré les dépenses publiques supplémentaires qui en découlent.
Quant à la productivité, elle demeure essentielle pour améliorer la compétitivité des entreprises et le niveau de vie, même si ses effets sur les finances publiques sont plus limités.
Des enjeux bien présents dans Pierre-De Saurel
Ces constats trouvent un écho dans une région comme Sorel-Tracy, où les activités industrielles, manufacturières et commerciales occupent une place importante dans l’économie locale.
Le recrutement, la transmission des compétences, la rétention des employés expérimentés et l’investissement technologique représentent autant de dimensions susceptibles d’influencer le développement économique régional.