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Traverse Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola : Jocelyn Desjardins réclame des réponses et des échéanciers à la STQ

À quelques jours d'une rencontre avec la direction de la Société des traversiers du Québec, le député de Richelieu, Jocelyn Desjardins, dénonce le manque de planification entourant la main-d'œuvre, l'entretien des navires et les infrastructures de la traverse Sorel-Tracy–Saint-Ignace-de-Loyola. Il entend obtenir des engagements précis.

Traverse - Sorel-Tracy - Saint-Ignace-de-Loyola. Crédit photo - STQ
Traverse - Sorel-Tracy - Saint-Ignace-de-Loyola. Crédit photo - STQ

Sorel-Tracy, le 31 octobre 2026 — Le député de Richelieu, Jocelyn Desjardins, hausse le ton à l’endroit de la Société des traversiers du Québec (STQ), à la veille d’une rencontre prévue lundi avec sa présidente-directrice générale. Dans une déclaration publique, il remet en question la capacité de l’organisation à anticiper les problèmes de personnel et à assurer la prévisibilité du service entre Sorel-Tracy et Saint-Ignace-de-Loyola.

Le député affirme avoir demandé à la STQ, avant cette rencontre, un portrait détaillé de la main-d’œuvre affectée à la traverse, comprenant notamment les effectifs, les postes occupés, les absences et les ressources disponibles pour assurer la relève.

Selon lui, la réponse obtenue vendredi est sans équivoque : un tel document n’existe pas.

« On ne planifie pas ce qu’on ne mesure pas, on le subit », affirme Jocelyn Desjardins.

Trois jours de service réduit qui soulèvent des questions

Le député revient notamment sur une réduction de service survenue à la mi-octobre, alors qu’un seul navire a assuré les traversées pendant trois jours.

Selon les informations qu’il dit avoir obtenues, cette situation aurait été provoquée par l’absence d’un membre d’équipage pour un motif familial légitime, dont la possibilité était connue de la direction plusieurs semaines auparavant.

Jocelyn Desjardins estime qu’une solution de remplacement aurait dû être prévue afin d’éviter les longues files d’attente subies par les usagers des deux rives.

Il prend toutefois soin de distinguer la responsabilité des employés de celle de la direction.

« Soyons clairs : le problème n’est pas cet employé. Par ailleurs, les équipages de la traverse font ce qu’ils peuvent avec ce qu’on leur donne. La question se pose un étage plus haut, là où l’on fait les horaires et où l’on prévoit la relève. »

Des navires vieillissants et des infrastructures qui tardent

Au-delà des problèmes de personnel, le député soulève également la question de l’état des navires actuellement en service.

Il évoque des avaries récurrentes et des immobilisations pour entretien qui compliquent la continuité des opérations.

Dans sa déclaration, il cite notamment le plan stratégique de la STQ, selon lequel seulement la moitié des entretiens prévus sur les systèmes critiques avaient été réalisés en mars 2025.

Il s’inquiète également de l’échéancier entourant l’arrivée des nouveaux navires hybrides et la reconstruction des infrastructures portuaires nécessaires à leur accueil.

Alors que les navires seraient attendus en 2030, le député affirme que les travaux aux quais de Saint-Ignace-de-Loyola pourraient se prolonger jusqu’en 2033.

Cette différence entre les échéanciers soulève, selon lui, des interrogations quant à la coordination des projets.

Quatre demandes précises à la direction de la STQ

La rencontre de lundi, prévue à 10 h 30 à bord du traversier, réunira Jocelyn Desjardins, sa collègue Elsie Lefebvre, ministre responsable de la région de Lanaudière et députée de Berthier, ainsi que la présidente-directrice générale de la STQ.

Les deux élus souhaitent que les discussions portent principalement sur les difficultés vécues par les usagers plutôt que sur une présentation générale des activités de la Société.

Ils comptent soumettre quatre demandes :

  • La production, dans un délai de 30 jours, d’un portrait écrit et complet de la main-d’œuvre affectée à la traverse.
  • La mise en place d’un mécanisme permettant de remplacer les membres d’équipage dont les absences sont connues à l’avance.
  • Un engagement à informer les usagers lorsqu’une réduction de service est prévisible.
  • Un échéancier écrit concernant l’entretien des navires actuels, l’arrivée des navires hybrides et la reconstruction des quais.

Des engagements attendus dès lundi

Pour Jocelyn Desjardins, les difficultés récurrentes de la traverse ne doivent pas être considérées uniquement comme une succession d’incidents isolés.

« Il y a deux façons de diriger un service public. On peut gérer les urgences une à la fois et en créer soi-même par manque de prévoyance ou on peut planifier, prévoir la relève, entretenir les navires et faire en sorte que le traversier parte à l’heure. »

Le député souhaite notamment déterminer si les difficultés actuelles découlent d’un manque de ressources ou de problèmes liés à l’organisation du service.

« Nous allons voir lundi ce qui relève des moyens et ce qui relève de la gestion. Dans les deux cas, vous saurez ce que nous avons obtenu. »

Cette rencontre pourrait permettre de préciser les mesures envisagées pour améliorer la fiabilité d’un service de transport essentiel aux déplacements entre la Montérégie et Lanaudière.

Source : Déclaration publique de Jocelyn Desjardins, député de Richelieu.

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