Sorel-Tracy, le 21 octobre 2026 — Le député bloquiste Louis Plamondon dénonce les modifications proposées par le gouvernement libéral à la réglementation fédérale sur les pesticides. Selon lui, les changements prévus au projet de loi C-31 constituent un nouveau recul dans la protection de la santé publique et de l’environnement.
Le député s’oppose particulièrement à la fin de la réévaluation obligatoire des pesticides tous les 15 ans. Cette réévaluation serait désormais conditionnelle à l’identification de risques accrus par Santé Canada.
Des modifications qui inquiètent le député
Louis Plamondon rappelle que le gouvernement fédéral avait déjà introduit, en juin dernier, des dispositions permettant, selon son interprétation, de réautoriser certains pesticides présentant des risques environnementaux jugés inacceptables, notamment pour des motifs de sécurité économique ou alimentaire.
« Ottawa a choisi son camp : celui des lobbys du monde agrochimique avant les préoccupations légitimes que représente l’usage des pesticides pour la santé des gens et pour l’environnement », affirme le député.
Il souligne également que plus de 13 000 personnes ont signé la pétition e-7742, qu’il parraine, afin de réclamer le maintien d’un encadrement fondé sur les connaissances scientifiques.
Maintenir une surveillance scientifique
Pour Louis Plamondon, la réévaluation périodique demeure essentielle puisque les connaissances scientifiques évoluent et permettent de mieux documenter les effets potentiels des pesticides.
« En 15 ans, la science évolue, avance et en réévaluant les pesticides avec les meilleures connaissances à jour, nous garantissons que la santé et le respect de l’environnement demeurent prioritaires », soutient-il.
Le député reconnaît que le gouvernement pourrait chercher à réduire les délais administratifs, mais estime que l’abandon de la réévaluation systématique ne constitue pas une solution acceptable.
Le Bloc Québécois demande ainsi à Ottawa de revenir sur les modifications proposées et de maintenir la protection de la santé et de l’environnement au cœur de ses décisions.
Source : Communiqué du bureau du député Louis Plamondon, 20 octobre 2026.