Serge Péloquin plaide coupable : une sentence avec sursis et travaux communautaires
Céryce Coutu | Journaliste et chroniqueur
Sorel-Tracy, 25 février 2025 – (NDLR : Une correction a été apportée à l’annonce du jugement dans l’article, la situation pouvait laisser croire à une sentence et accusation plus large) – L’ex-maire de Sorel-Tracy, Serge Péloquin, a plaidé coupable à l’accusation d’avoir intercepté des communications privées, commettant ainsi une infraction sommaire prévue à l’article 184 (1) b) du code criminel.
Conformément à l’entente, M. Péloquin sera soumis à une période de probation de 18 mois, durant laquelle il devra respecter plusieurs conditions, notamment l’interdiction de tout contact avec René Chevalier, sa famille et ses proches.
La défense a sollicité une dispense des frais de suramende, argumentant que l’accusé a exprimé des regrets sincères, qu’il ne possède aucun antécédent judiciaire et que la couverture médiatique de l’affaire a eu un impact significatif sur sa vie personnelle et professionnelle. La poursuite n’ayant pas émis d’objection, la juge a accédé à cette demande, exemptant M. Péloquin des frais de suramende.
Pour rappel, en avril 2022, un dispositif d’écoute électronique avait été découvert dans le bureau du greffier de la Ville, René Chevalier. M. Péloquin avait admis être à l’origine de cette installation, affirmant vouloir recueillir des preuves d’un prétendu manque de loyauté de M. Chevalier. Cette affaire avait conduit à sa destitution par la Commission municipale du Québec en 2022.
Cette sentence marque la conclusion d’une affaire qui a profondément marqué la communauté de Sorel-Tracy et souligne l’importance du respect de la vie privée et de la confiance dans les institutions publiques.
Il y a eu un total de 127 enregistrements sur une période de 17 mois durant laquelle les enregistrements étaient activement réalisés. Bien que les dates précises ne soient pas mentionnées ici, elles sont probablement déjà consignées dans le dossier officiel.
L’accusé reconnaît avoir outrepassé ses pouvoirs, bien qu’il ait agi en pensant être de bonne foi.
Par ailleurs, la juge a souligné deux éléments aggravants dans cette affaire. D’une part, elle a qualifié ce crime de l’un des plus intrusifs et choquants en matière d’atteinte à la vie privée. Elle a également précisé que de telles procédures nécessitent des conditions exceptionnelles même lorsqu’elles sont utilisées par les forces policières. D’autre part, elle a insisté sur le fait que la position d’autorité de M. Péloquin rendait son geste encore plus condamnable, étant donné la confiance que la population plaçait en lui.
Merci de partager
- Partager sur Bluesky(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Bluesky
- Partager sur Facebook(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Facebook
- Partager sur Threads(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Threads
- Partager sur LinkedIn(ouvre dans une nouvelle fenêtre) LinkedIn
- Partager sur Telegram(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Telegram
- Partager sur Reddit(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Reddit
- Envoyer un lien par e-mail à un ami(ouvre dans une nouvelle fenêtre) E-mail
- Imprimer(ouvre dans une nouvelle fenêtre) Imprimer
À LIRE AUSSI









