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Budget fédéral 2026 : Louis Plamondon dénonce un budget centralisateur et des reculs pour le Québec

Le député de Bécancour–Nicolet–Saurel–Alnôbak, Louis Plamondon, critique sévèrement le budget fédéral présenté par le gouvernement libéral. Selon lui, Ottawa accentue la centralisation des pouvoirs, fragilise l’autonomie financière du Québec et laisse sans réponse plusieurs revendications importantes, notamment en santé, en environnement et en culture.

Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak
Louis Plamondon, député de Bécancour-Nicolet-Saurel-Alnôbak

Sorel-Tracy, le 6 novembre 2026 — Le député bloquiste Louis Plamondon n’a pas mâché ses mots à la suite du dépôt du budget fédéral 2026. Dans une réaction rendue publique le 5 novembre, il déplore un exercice budgétaire qu’il juge décevant, centralisateur et toujours fortement déficitaire.

À ses yeux, le gouvernement fédéral poursuit sa volonté de renforcer les institutions canadiennes au détriment de l’autonomie du Québec, tout en négligeant plusieurs demandes formulées par le gouvernement québécois et le Bloc Québécois.

Un budget qui affaiblirait l’autonomie du Québec

Louis Plamondon reproche notamment au gouvernement fédéral de reprendre à son compte le slogan historique « maîtres chez nous », associé à la Révolution tranquille, sans pour autant accorder davantage de pouvoirs aux Québécois.

« Le budget reprend 20 fois le thème « maîtres chez nous » de la Révolution tranquille, mais ce sont les institutions canadiennes et les Américains qui deviennent davantage maîtres chez nous, et certainement pas les Québécois. Ce budget, que le gouvernement décrit lui-même comme étant de l’édification de la nation, construit effectivement sa vision du Canada au détriment de la marge de manoeuvre financière du Québec. En santé seulement, on parle de près de 14 milliards que le Québec pourrait perdre sur cinq ans. Ottawa crée une stratégie canadienne d’électrification en plein coeur des compétences du Québec, incluant de l’argent pour le gaz, le nucléaire et les rivaux d’Hydro-Québec sur le marché nord-américain. Ottawa investit massivement dans la symbolique de son Canada fort pour contrer le nationalisme québécois, mais il n’a pas d’argent pour rembourser ses dettes envers le Québec. Les libéraux ne corrigent pas leur sacrifice de la culture après avoir inutilement plié devant Donald Trump. Ils ne proposent aucune mesure susceptible de compenser leurs reculs environnementaux historiques et maintiennent leurs subventions aux énergies fossiles en plus d’affaiblir leur règlement sur l’électricité propre et leur tarification carbone industrielle. Cela confirme encore une fois que le Canada ratera ses cibles climatiques. Finalement, le budget ne contient aucune véritable mesure visant à mieux adapter notre économie face à Donald Trump. Sans équivoque, les Québécois ne sont pas davantage maîtres chez eux aujourd’hui », a déclaré le député de Bécancour – Nicolet – Saurel – Alnôbak.

Santé : des milliards de dollars en jeu

Le financement du réseau de la santé constitue l’un des principaux points de friction soulevés par le député.

Selon les informations présentées dans son communiqué, Ottawa prévoit ramener l’indexation des transferts fédéraux en santé de 5 % à 3 % à compter de 2028, alors que Québec réclame une augmentation de sa contribution.

Louis Plamondon dénonce également l’absence de remboursement d’une somme de près de 700 millions de dollars que le gouvernement fédéral devrait au Québec pour les dépenses engagées dans l’accueil des demandeurs d’asile depuis 2024.

« Ce sont les gens, les aînés, les malades qui vont en souffrir. Il s’agit d’un combat qu’il faut absolument poursuivre. Le Québec ne peut pas absorber une coupe fédérale en santé. D’un côté, le fédéral réduit la marge de manoeuvre financière du Québec de 1 milliard par année avec sa méga déduction et de l’autre, il réduit sa contribution financière en santé de milliards de dollars. Ottawa sabote l’autonomie financière du Québec », explique M. Plamondon.

Culture, médias et coût de la vie : quelques avancées reconnues

Malgré ses critiques, le député reconnaît certains éléments positifs dans le budget, particulièrement en ce qui concerne l’aide aux ménages, la culture et les médias.

Il souligne notamment la hausse de la prestation pour l’épicerie, le financement de 600 millions de dollars destiné au secteur culturel ainsi que l’élargissement du Crédit d’impôt pour la main-d’œuvre journalistique aux secteurs de la radio et de la télévision.

Ces mesures correspondent à certaines revendications défendues par le Bloc Québécois, même si Louis Plamondon estime que les engagements demeurent insuffisants à plus long terme.

« Nous sommes satisfaits de la hausse de la prestation pour l’épicerie, une de nos demandes. Le milieu culturel trouvera enfin les 600 M$ promis par Ottawa, mais la joie sera de courte durée. La culture constatera qu’il n’y a plus un sou dès l’an prochain alors qu’il faut toujours rétablir les redevances des géants américains du numérique. Nous saluons que le Crédit d’impôt pour la main-d’oeuvre journalistique soit étendu à la radio et à la télé, une autre de nos demandes de longue date. Nous sommes partiellement d’accord avec les réinvestissements face aux crises du logement et de l’itinérance », a expliqué M. Louis Plamondon.

Des préoccupations persistantes en économie et en environnement

Le député estime par ailleurs que le budget ne propose pas de réponse suffisamment structurée aux défis économiques découlant des politiques commerciales américaines.

Il reproche également à Ottawa de maintenir son soutien aux énergies fossiles, d’affaiblir certains mécanismes de lutte contre les changements climatiques et de privilégier une stratégie énergétique fédérale qui empiéterait, selon lui, sur les compétences québécoises.

Cette orientation lui paraît d’autant plus préoccupante que les entreprises et les travailleurs doivent composer avec un contexte économique marqué par l’incertitude des relations commerciales avec les États-Unis.

Pour résumer son appréciation générale du document budgétaire, Louis Plamondon conclut : « En revanche, en matière de résilience économique, d’environnement et de fédéralisme coopératif, on parle de 500 pages de reculs ».

Source : Bureau du député de Bécancour–Nicolet–Saurel–Alnôbak, Louis Plamondon, communiqué du 5 novembre 2026.

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