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Sensibiliser pour sauver des vies : une démonstration-choc pour les finissants du Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe

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Saint-Hyacinthe, le 15 mai 2025À l’approche des bals de fin d’année, le Centre de services scolaire de Saint-Hyacinthe et les écoles privées ont décidé de frapper fort. Conscients que ces moments festifs peuvent rapidement tourner au drame, les intervenants du milieu scolaire ont uni leurs forces à celles des services d’urgence pour offrir aux élèves de 5e secondaire une expérience marquante.

Ambulanciers, pompiers, paramédics, premiers répondants et policiers se sont mobilisés pour recréer, devant les yeux des jeunes, les conséquences bien réelles d’un accident de la route. Bruit de sirènes, interventions d’urgence, simulation de collision : tout était réuni pour provoquer une prise de conscience profonde.

En offrant cette démonstration puissante et réaliste, le Centre envoie un message clair : la fête ne devrait jamais coûter une vie. Une initiative préventive, humaine et essentielle pour rappeler aux élèves que chaque choix compte, surtout quand vient le temps de prendre la route.

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À l’approche des bals de fin d’année, deux mères endeuillées prennent la parole avec courage. Elles ont chacune perdu leur fils dans un accident de la route il y a quelques annéées. Aujourd’hui, leur douleur se transforme en appel à la prudence, dans l’espoir que d’autres familles n’aient pas à vivre la même tragédie.

Nancy Graveline, mère de Jérémy Desrosiers, décédé dans un tragique accident de la route. Crédit photo : Philippe Manning, Sorel-Tracy Info
Nancy Graveline, mère de Jérémy Desrosiers, décédé dans un tragique accident de la route. Crédit photo : Philippe Manning, Sorel-Tracy Info

La première mère évoque les derniers moments de son fils Jérémy, un jeune homme de 19 ans, passionné, drôle et rempli de projets. « Ce n’était qu’une journée comme les autres… jusqu’à ce qu’elle ne le soit plus », dit-elle. Ce soir-là, Jérémy n’est jamais revenu à la maison.

Elle se souvient d’avoir consulté la localisation de son fils sur son téléphone, réalisant avec inquiétude qu’il ne bougeait plus. Elle a décidé d’aller à sa rencontre. « Ce n’est pas normal. Ce n’était pas une journée comme les autres », témoigne-t-elle, encore bouleversée. Elle souhaite aujourd’hui que les jeunes prennent conscience de la fragilité de la vie.

Couverture média de l’incident du Journal de Montréal (Frédérique Giguère / vendredi, 29 octobre 2021) : https://www.journaldemontreal.com/2021/10/29/son-application-lui-a-appris-la-mort-de-son-ado-en-scooter

Catherine Corriveau, mère de Mathis Filion, décédé dans une collision frontale impliquant un conducteur fortement alcoolisé. Crédit photo : Philippe Manning, Sorel-Tracy
Catherine Corriveau, mère de Mathis Filion, décédé dans une collision frontale impliquant un conducteur fortement alcoolisé. Crédit photo : Philippe Manning, Sorel-Tracy

L’autre mère, elle aussi marquée à jamais, évoque la perte de son fils Maxime dans un autre accident dramatique. « Il est parti trop vite, et trop injustement. On ne s’attend jamais à recevoir ce genre de nouvelle », dit-elle. Même si les circonstances restent difficiles à accepter, elle ne cherche pas à accuser, mais à prévenir.

Elle insiste : « C’est un vide qu’on ne comble jamais. Alors si on peut sauver ne serait-ce qu’une vie, ça comptera. » Pour elle, chaque geste de prudence, chaque décision responsable peut faire la différence.

Couverture média de l’incident de Radio-Canada (Pascal Robidas / le 13 mars 2023) : https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1962578/accident-hommage-mathis-saint-helene-de-bagot

En partageant leurs histoires, ces deux mères veulent que les jeunes abordent leur bal avec joie, oui, mais aussi avec conscience. Désigner un conducteur sobre, éviter les distractions au volant, planifier ses déplacements — ces gestes peuvent tout changer.

Parce qu’un bal de fin d’année est un moment pour célébrer la vie. Et la vie, elle, mérite d’être vécue pleinement, et longtemps.

Un troisième témoignage, Elliot Jetté, quadraplégique : le témoignage d’un jeune devenu quadriplégique après un accident

Elliot Jetté, devenu quadriplégique à 17 ans à la suite d'une embardée. Crédit photo : Philippe Manning | Sorel-Tracy Info
Elliot Jetté, devenu quadriplégique à 17 ans à la suite d'une embardée. Crédit photo : Philippe Manning | Sorel-Tracy Info

Il avait toute la vie devant lui : des rêves, une famille aimante, une soif de liberté. Mais un soir de fête, tout a changé. Un choix, un moment d’inattention, et l’accident. Depuis, il vit avec les lourdes conséquences d’un traumatisme qui l’a rendu quadriplégique.

Aujourd’hui, il a partagé son histoire pour que d’autres jeunes réfléchissent avant de prendre la route dans un état de vulnérabilité. Ce n’est pas un discours moralisateur, mais un appel lucide à la prudence.

« Je voulais juste faire la fête… mais aujourd’hui, je ne peux même plus marcher. »

Couverture média de l’incident du Journal de Montréal (Audrey Robitaille / lundi, 4 septembre 2023) : https://www.journaldemontreal.com/2023/09/04/alcool-au-volant–devenu-quadriplegique-a-17-ans-il-veut-sensibiliser

À l’approche des bals de fin d’année, son témoignage résonne comme un rappel essentiel : chaque décision compte.

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